Groupes de soutien pour aidants

Écouter d'autres aidants décrire ce qu'ils vivent, c'est reconnaître ce qu'on n'arrive pas à dire. Les groupes de parole sont l'un des leviers les plus efficaces contre l'isolement de l'aidant. Voici les options existantes en Belgique francophone et néerlandophone.

Mis à jour le

Groupe de parole en cercle

La Ligue Alzheimer ASBL

L'association de référence en Belgique francophone. Elle anime :

  • Groupes de parole mensuels dans une quinzaine de villes (Bruxelles, Liège, Namur, Mons, Charleroi, Tournai, Arlon, Huy, Verviers…)
  • Numéro vert gratuit : 0800 15 225 (anonyme)
  • Alzheimer Cafés conviviaux
  • Formations pour aidants (comprendre la maladie, communiquer, gérer les troubles)

Ensemble gratuit ou à prix libre.

Les Alzheimer Cafés

Concept importé des Pays-Bas. Rencontre mensuelle dans un lieu chaleureux (café, centre culturel), ouverte aux malades ET aux aidants. 2 heures avec une conférence brève, un moment convivial, échanges libres.

Existe à Bruxelles, Liège, Namur, Louvain-la-Neuve, Tournai, Mons, Hasselt, Anvers, Gand. Informations : Ligue Alzheimer ou Alzheimer Liga Vlaanderen.

Groupes organisés par les mutuelles

Plusieurs mutuelles belges proposent des groupes de parole pour aidants :

  • Solidaris (Infor-Soins)
  • Mutualités Chrétiennes (Altéo)
  • Partenamut (consultations aidants)
  • Mutualité Libérale

Souvent gratuits pour les affiliés. Renseignez-vous auprès du service social de votre mutuelle.

Groupes en ligne

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou qui vivent en zone rurale :

  • Groupes Zoom animés par la Ligue Alzheimer
  • Groupes Facebook privés d'aidants belges (vérifier la modération)
  • Forum Alzheimer Liga

Ne remplacent pas l'échange en présentiel, mais sont précieux entre deux rencontres physiques.

Ce qu'on y vit (et ce qu'on n'y trouve pas)

Dans un groupe bienveillant :

  • On parle, on pleure parfois, on rit aussi
  • Personne ne juge, personne ne donne de leçons
  • On apprend d'autres qui sont passés par là
  • On se sent moins seul — parfois pour la première fois depuis des années

Ce qu'on n'y trouve pas : un thérapeute personnel, un avis médical. Le groupe complète mais ne remplace pas un accompagnement professionnel si besoin.

Franchir la porte la première fois

La plupart des aidants mettent des mois à s'y décider, et invoquent presque toujours les mêmes raisons : le manque de temps, la crainte de s'effondrer devant des inconnus, l'idée qu'écouter les difficultés des autres ajoutera du poids au sien.

Ce que rapportent ceux qui y sont allés est plus simple. Le soulagement vient moins des conseils reçus que du fait d'être compris sans avoir à expliquer. Dire « il m'a accusée de lui voler son argent » dans une pièce où personne ne s'étonne, ni ne s'indigne, ni ne propose de solution, produit un effet que l'entourage proche ne parvient pas à donner.

Rien n'oblige à parler lors d'une première séance. Écouter suffit, et c'est ce que font la plupart des nouveaux venus.

Choisir un groupe qui vous convient

Les formules diffèrent davantage qu'on ne le croit. Certains groupes sont animés par un psychologue et suivent un cadre précis, d'autres reposent sur l'entraide entre pairs et se tiennent autour d'un café. Certains accueillent la personne malade, d'autres sont réservés aux aidants, ce qui change tout à la liberté de parole.

La question du stade de la maladie compte aussi. Un aidant dont le proche vient d'être diagnostiqué et un aidant qui accompagne depuis huit ans n'ont pas les mêmes préoccupations, même si chacun apporte quelque chose à l'autre.

Si le premier groupe essayé ne vous convient pas, cela ne présage rien du deuxième. Les dynamiques dépendent beaucoup des personnes présentes et de l'animateur.

Les obstacles pratiques, et comment les lever

Le premier reste la garde du proche pendant la réunion. Certaines structures proposent un accueil simultané, d'autres non : la question mérite d'être posée d'emblée, et les solutions de répit peuvent couvrir ce créneau.

Le second est le déplacement, en particulier en zone rurale ou pour un aidant âgé qui ne conduit plus. Les groupes en ligne ne remplacent pas le présentiel, mais ils suppriment cet obstacle et se tiennent souvent en soirée, une fois le proche couché.

Questions fréquentes

Faut-il payer pour participer ?

Les groupes d'entraide sont généralement gratuits ou demandent une participation symbolique. Les modalités varient selon l'organisateur : renseignez-vous auprès de la structure concernée avant votre première venue.

Et si je n'ai pas envie de parler de moi ?

C'est la situation la plus courante au début, et elle est prévue. Personne n'est sollicité pour se raconter, et beaucoup d'aidants viennent plusieurs fois avant de prendre la parole.

Puis-je y aller si mon proche n'a pas de diagnostic posé ?

Oui. La période d'incertitude, avant tout diagnostic, est l'une des plus éprouvantes, et elle est rarement reconnue par l'entourage.

Un suivi individuel serait-il plus adapté ?

Les deux ne s'opposent pas. Un accompagnement psychologique individuel traite ce qui vous est propre, un groupe apporte la reconnaissance par des pairs. Si vous vous reconnaissez dans les signes décrits sur la page épuisement de l'aidant, parlez-en à votre médecin traitant.

Comment trouver un groupe de parole près de chez moi ?

La Ligue Alzheimer ASBL anime des groupes mensuels dans une quinzaine de villes (Bruxelles, Liège, Namur, Mons, Charleroi, Tournai, Arlon, Huy, Verviers) et répond au numéro vert gratuit 0800 15 225. Les Alzheimer Cafés existent aussi à Louvain-la-Neuve, Hasselt, Anvers et Gand. Plusieurs mutuelles proposent leurs propres groupes, et la Ligue anime des groupes en ligne pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer.

Besoin d'être écouté ou orienté ?

Un conseiller peut vous rappeler gratuitement pour faire le point sur votre situation.

Demander à être rappelé02 318 69 45

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