Critères humains (les plus importants)
- Formation aux troubles cognitifs : minimum 2 formations/an par agent, méthodes identifiées (validation, humanitude, Montessori)
- Ratio personnel/résident réel : demander le planning réel, pas le théorique. Minimum 1 soignant pour 8 résidents en unité protégée en journée
- Stabilité de l'équipe : un turnover > 30 %/an est un mauvais signe
- Ton et posture : observer comment le personnel parle aux résidents (à hauteur des yeux, respect, pas de ton infantilisant)
- Psychologue référent : vraie présence hebdomadaire, disponible pour les familles
Critères organisationnels
- Projet de vie individualisé : un document écrit par résident, réévalué tous les 6 mois, associant la famille
- Activités quotidiennes : un programme visible, varié, qui inclut les personnes désorientées (pas que les résidents lucides)
- Ouverture aux familles : visites 7j/7 sans rendez-vous, repas en famille possibles, réunions trimestrielles
- Gestion des crises : protocole clair, personnel sachant désamorcer sans neuroleptique systématique
Critères architecturaux
- Circuit de déambulation : possibilité de marcher en continu dans un espace sécurisé
- Jardin ou terrasse accessible, sécurisé, utilisable toute l'année
- Chambres individuelles avec salle de bains, possibilité de personnaliser (meuble, photos, couvre-lit)
- Repères visuels : couleurs différenciées, photos sur les portes, affichage calendrier
Critères médicaux
- Politique médicamenteuse : engagement à limiter neuroleptiques (demander le taux). Revue médicamenteuse régulière. Médecin coordinateur présent.
- Gestion de la fin de vie : démarche palliative intégrée, éviter les hospitalisations de confort, directives anticipées respectées
Critères pratiques (oui, ils comptent aussi)
- Distance depuis chez vous : idéalement < 30 min pour pouvoir visiter souvent
- Accès en transports en commun (pour les proches qui ne conduisent pas)
- Parking visiteur
- Qualité et variété des repas (goûter le menu en visite)
- Propreté sans odeur d'urine ou d'eau de Javel
Votre checklist imprimable
À cocher lors de chaque visite
- Unité protégée identifiée, taille < 15 résidents
- Ratio 1/8 en journée, 1/12 maxi la nuit
- Personnel formé (demander le plan de formation)
- Projet de vie individualisé
- Visites libres 7j/7
- Jardin accessible
- Chambres personnalisables
- Pas de contention
- Prix clair, suppléments détaillés
- Ambiance (observer, sentir, écouter)
Questions fréquentes
Quel est le critère le plus important pour choisir une maison de repos Alzheimer ?
Le personnel. Une formation aux troubles cognitifs d'au moins deux sessions par an et par agent, avec des méthodes identifiées (validation, humanitude, Montessori), un ratio réel d'au moins un soignant pour huit résidents en journée dans l'unité protégée, une équipe stable et un ton respectueux envers les résidents. Une belle architecture ne compense pas une équipe épuisée.
Quel ratio de personnel faut-il exiger ?
Au moins un soignant pour huit résidents en journée et un pour douze au maximum la nuit, en unité protégée. Demander le planning réel, pas le théorique. Un turnover supérieur à 30 % par an est un mauvais signe.
Comment reconnaître une fausse unité Alzheimer ?
Beaucoup d'établissements affichent « unité Alzheimer » sans substance derrière. Vérifier une unité identifiée de moins de 15 résidents, un circuit de déambulation sécurisé, un jardin accessible toute l'année, un programme d'activités qui inclut les personnes désorientées, l'absence de contention et un taux de neuroleptiques que l'établissement accepte de communiquer.
Quels critères pratiques comptent aussi ?
La distance depuis chez vous, idéalement moins de 30 minutes pour visiter souvent, l'accès en transports en commun, un parking visiteur, la qualité des repas à goûter en visite, et une propreté sans odeur d'urine ni d'eau de Javel.
Que doit contenir le projet de vie individualisé ?
Un document écrit par résident, réévalué tous les six mois et construit avec la famille. Il s'accompagne de visites libres sept jours sur sept sans rendez-vous, de repas en famille possibles et de réunions trimestrielles avec les proches.

