La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative causée par la disparition progressive des neurones producteurs de dopamine, qui contrôlent le mouvement. Elle touche environ 30 000 personnes en Belgique. D'abord maladie du mouvement, elle évolue dans 20 à 40 % des cas vers une atteinte cognitive qui rapproche le tableau des autres démences.

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Fils accompagnant sa mère âgée dans sa marche — maladie de Parkinson

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est causée par la disparition progressive des neurones dopaminergiques dans une zone du cerveau appelée substance noire. Le manque de dopamine perturbe le contrôle des mouvements.

C'est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer. Elle touche 1 % des plus de 65 ans.

Les symptômes moteurs

Le tableau classique associe trois symptômes (triade parkinsonienne) :

  • Tremblement de repos, souvent asymétrique, disparaissant au mouvement
  • Bradykinésie : lenteur et pauvreté des mouvements, visage peu expressif, écriture plus petite
  • Rigidité musculaire (« roue dentée »)

Plus tard apparaissent des troubles de la marche (pas courts, démarrage difficile, « freezing »), de l'équilibre, et des chutes.

Les symptômes non moteurs

Souvent sous-estimés, les symptômes non moteurs sont pourtant présents dès le début et parfois avant les signes moteurs :

  • Perte de l'odorat
  • Constipation
  • Troubles du sommeil paradoxal
  • Dépression, anxiété
  • Hypotension au lever
  • Douleurs, fatigue

Parkinson et troubles cognitifs

Après 10 à 15 ans d'évolution, 20 à 40 % des patients développent une démence dite « de la maladie de Parkinson ». Le tableau ressemble à la démence à corps de Lewy (fluctuations, hallucinations, troubles exécutifs).

Il existe aussi un trouble cognitif léger (MCI parkinsonien) plus précoce, qui touche lenteur de traitement et fonctions exécutives, sans compromettre totalement l'autonomie.

Traitement médical

La lévodopa reste le traitement de référence depuis 50 ans. On dispose aussi des agonistes dopaminergiques, IMAO-B, anticholinergiques. À un stade avancé : pompes à apomorphine, stimulation cérébrale profonde (en centre hospitalier universitaire belge).

Vivre avec Parkinson au quotidien

L'activité physique adaptée (tai-chi, danse, marche nordique, vélo) a un effet démontré sur les symptômes et le pronostic. La kinésithérapie spécifique (LSVT BIG, PWR!) est remboursée partiellement en Belgique. La logopédie (LSVT LOUD) prévient la dysphonie.

À retenir

Plus on bouge, mieux on va. L'activité physique n'est pas juste conseillée : c'est un vrai traitement dans la maladie de Parkinson.

Parkinson, démence parkinsonienne, corps de Lewy

Trois termes circulent et les familles s'y perdent, d'autant que les médecins eux-mêmes discutent des frontières.

La maladie de Parkinson commence par les troubles du mouvement. Si des troubles cognitifs apparaissent, c'est en général plusieurs années après, et on parle alors de démence associée à la maladie de Parkinson.

La démence à corps de Lewy suit le chemin inverse : les troubles cognitifs, les hallucinations visuelles et les fluctuations de vigilance s'installent d'emblée ou très tôt, les signes moteurs venant ensuite ou en même temps.

Les lésions cérébrales en cause sont pourtant les mêmes. Beaucoup de spécialistes considèrent aujourd'hui qu'il s'agit d'un même ensemble, dont on ne voit que des points d'entrée différents. Pour l'accompagnement, la distinction compte moins que la reconnaissance des symptômes réellement présents. La page sur la démence à corps de Lewy détaille l'autre versant.

Comprendre les fluctuations

C'est ce qui déroute le plus l'entourage. Une personne parkinsonienne peut marcher presque normalement le matin et se retrouver bloquée deux heures plus tard, incapable de démarrer un pas. Ces variations suivent en partie l'effet des médicaments, dont l'efficacité se réduit avec les années.

Le blocage à l'initiation du mouvement, en particulier, ressemble à s'y méprendre à de l'obstination. La personne veut avancer, ses pieds restent collés au sol. Lui donner un repère visuel au sol, compter le rythme à voix haute, ou simplement lui laisser le temps sans la presser, débloque souvent la situation là où l'insistance l'aggrave.

Ces fluctuations valent d'être notées par écrit, avec l'heure des prises de médicaments. C'est sur ce type d'observation que le neurologue ajuste un traitement.

Questions fréquentes

Tous les patients parkinsoniens deviennent-ils déments ?

Non. Le risque de troubles cognitifs augmente avec la durée d'évolution, mais beaucoup de personnes vivent des années avec une maladie de Parkinson sans atteinte cognitive significative.

Les hallucinations signifient-elles une aggravation ?

Pas nécessairement, et surtout elles peuvent venir des médicaments antiparkinsoniens eux-mêmes. C'est une raison de consulter rapidement plutôt que de s'alarmer : un ajustement suffit parfois.

Certains médicaments sont-ils dangereux dans ce contexte ?

Oui, plusieurs neuroleptiques classiques aggravent nettement les symptômes moteurs et sont à éviter. Ce point doit être signalé à tout médecin qui ne connaît pas le dossier, en particulier aux urgences. La page sur les médicaments à éviter revient sur ce sujet.

Quelle est la différence entre Parkinson et démence à corps de Lewy ?

La maladie de Parkinson commence par les troubles du mouvement ; si des troubles cognitifs apparaissent, c'est en général plusieurs années après. La démence à corps de Lewy suit le chemin inverse : troubles cognitifs, hallucinations visuelles et fluctuations s'installent d'emblée, les signes moteurs venant ensuite. Les lésions cérébrales sont les mêmes. Pour l'accompagnement, la distinction compte moins que les symptômes réellement présents.

L'activité physique aide-t-elle vraiment ?

Oui, son effet sur les symptômes et le pronostic est démontré. Tai-chi, danse, marche nordique et vélo sont adaptés. La kinésithérapie spécifique (LSVT BIG, PWR!) est partiellement remboursée en Belgique, et la logopédie LSVT LOUD prévient la perte de voix.

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