Comment se pose le diagnostic

Un diagnostic précoce permet de mettre en place un accompagnement adapté, d'anticiper les décisions juridiques et de faire le deuil d'un certain avenir — mais il s'agit aussi de parler d'un autre avenir possible. Voici le parcours diagnostic en Belgique, étape par étape.

Consultation médicale — diagnostic de la maladie d'Alzheimer

Étape 1 — Le médecin généraliste

Premier interlocuteur. Il réalise un test de repérage (souvent le MMSE ou MiniCog), écoute l'entourage, recherche des causes curables (dépression, dysthyroïdie, carence en B12, effets secondaires de médicaments, apnée du sommeil). Il oriente ensuite vers une consultation spécialisée.

Étape 2 — La consultation mémoire ou le neurologue

En Belgique, la plupart des hôpitaux universitaires et généraux disposent d'une clinique de la mémoire pluridisciplinaire. Équipe type : neurologue ou gériatre, neuropsychologue, assistant social. Consultation initiale : 1h30 à 2h, souvent remboursée au taux consultation spécialiste.

L'anamnèse prend une place centrale. On pose des questions sur le début des troubles, l'évolution, les antécédents familiaux, les médicaments, l'humeur, le sommeil. La présence d'un proche est presque indispensable.

Étape 3 — Le bilan neuropsychologique

Tests passés par le ou la neuropsychologue, durée 1h30 à 3h. Évalue :

Le profil cognitif obtenu oriente vers Alzheimer (déficit mnésique prédominant) ou d'autres démences (profil exécutif, langage, etc.).

Étape 4 — L'imagerie cérébrale

IRM (ou scanner si IRM impossible) : élimine d'autres causes (tumeur, hématome, hydrocéphalie), révèle l'atrophie hippocampique caractéristique d'Alzheimer, détecte les lésions vasculaires.

Dans certains cas : PET-scan FDG (métabolisme) ou PET amyloïde (spécifique Alzheimer, disponibilité limitée en Belgique hors recherche).

Étape 5 — Les biomarqueurs (parfois)

En cas de doute diagnostic, une ponction lombaire permet de doser dans le liquide céphalorachidien la protéine bêta-amyloïde et la protéine tau : ces biomarqueurs confirment ou infirment une maladie d'Alzheimer avec une très bonne précision. Examen simple, peu douloureux, mais encore peu demandé dans les hôpitaux non universitaires.

Les tests sanguins (p-tau217) arrivent en Belgique en 2026 en milieu hospitalier — une révolution accessible attendue.

L'annonce du diagnostic

Le diagnostic est annoncé, idéalement, en présence d'un proche, dans un cadre posé. Il doit être :

À retenir

Beaucoup de familles regrettent d'avoir « attendu » avant de consulter. Le diagnostic précoce n'est pas une condamnation — c'est l'ouverture d'un accompagnement possible.

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