Comment annoncer le diagnostic à la famille

Aux enfants, aux petits-enfants, aux amis : comment parler d'Alzheimer sans dramatiser ni minimiser.

Comment annoncer le diagnostic à la famille

Pourquoi dire, plutôt que taire

La tentation de « ne rien dire pour protéger » est compréhensible, mais souvent contre-productive. Ne rien dire, c'est priver la personne de l'accompagnement adapté de ses proches, créer des incompréhensions, laisser l'entourage interpréter des comportements étranges.

Dire permet : de mobiliser le soutien, de relâcher la pression sur l'aidant principal, de laisser à chacun sa place.

Qui informer, quand, comment ?

Par ordre de priorité :

  1. Le conjoint et les enfants (dès que le diagnostic est posé)
  2. Les frères et sœurs de la personne malade
  3. Les amis proches
  4. Les petits-enfants (adaptés à leur âge)
  5. Les voisins et commerçants de proximité (utile pour la sécurité)

Le mieux : réunir ceux qui doivent savoir, expliquer, laisser la place aux questions. Ne pas annoncer en groupe à 20 personnes — c'est trop.

Aux enfants et petits-enfants

Les enfants comprennent beaucoup mieux qu'on ne croit. Expliquer simplement :

Les livres pour enfants existent : Les grands-parents perdent la mémoire, Le chat de ma grand-mère

Aux amis et au voisinage

Pour les voisins, une formulation courte suffit souvent : « vous avez peut-être remarqué que Monsieur L. se perd parfois, il est atteint d'Alzheimer. Si vous le voyez dehors désorienté, merci de nous appeler à ce numéro. » Beaucoup de familles sont surprises de la bienveillance qu'un simple mot déclenche.

Besoin d'être écouté ou orienté ?

Un conseiller spécialisé Alzheimer en Belgique peut vous rappeler gratuitement pour faire le point sur votre situation.

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