Alzheimer et corps de Lewy, en un coup d'œil
| Critère | Alzheimer | Corps de Lewy |
|---|---|---|
| Premier symptôme | Mémoire récente | Hallucinations visuelles + fluctuations |
| Fluctuations cognitives | Non (déclin régulier) | Oui, marquées dans la journée |
| Hallucinations précoces | Rares | Caractéristiques |
| Signes parkinsoniens | Tardifs | Précoces (rigidité, lenteur) |
| Sommeil paradoxal | Normal | Trouble : agit ses rêves |
| Sensibilité neuroleptiques | Modérée | EXTRÊME — dangereuse |
Les signes qui font penser à Lewy plutôt qu'Alzheimer
- Les hallucinations apparaissent tôt, elles sont visuelles et détaillées (enfants, animaux)
- La cognition varie fortement dans la même journée
- Des chutes inexpliquées
- Une somnolence diurne marquée
- Des gestes pendant le sommeil (le conjoint rapporte des coups, des cris)
Pourquoi c'est crucial de distinguer
- Les neuroleptiques classiques (halopéridol, rispéridone) peuvent aggraver brutalement un patient Lewy — parfois mortellement
- Les inhibiteurs de la cholinestérase sont particulièrement efficaces sur les hallucinations de Lewy
- La levodopa peut être utilisée pour les symptômes moteurs (à petite dose)
- L'accompagnement doit tenir compte des fluctuations (ne pas « tester » quand le patient est en phase basse)
Voir aussi notre fiche Corps de Lewy.
