Les 8 signaux qui doivent alerter
- Chutes répétées : 2 chutes en 6 mois doivent déclencher une réévaluation globale
- Errance nocturne non sécurisable : la personne sort la nuit, s'égare
- Risque d'incendie ou d'accident domestique : plaques laissées allumées, casserole brûlée
- Refus des soins : refus de toilette, de s'alimenter, de prendre les médicaments
- Dénutrition visible : perte de poids de plus de 5 % en 6 mois
- Épuisement de l'aidant : signes physiques (insomnie, perte de poids) et psychologiques (dépression, idées noires)
- Crise aiguë : agitation sévère, délire, impossible à gérer à domicile
- Hospitalisation répétée : signe que le système ne tient plus
Règle simple
Quand l'aidant répond « je ne dors plus », c'est déjà trop tard pour attendre.
Sortir de la culpabilité
« J'avais promis de ne jamais le placer. » Cette phrase est entendue dans tous les groupes de parole d'aidants. Elle est souvent faite à un moment où la maladie n'existait pas. Une promesse faite dans l'ignorance ne lie pas à l'impossible.
Placer n'est pas abandonner. C'est parfois la seule manière de continuer à aimer quelqu'un sans se détruire soi-même — et de lui offrir un environnement adapté qu'on ne peut plus recréer à domicile.
Prendre la décision en famille
Qui décide ?
- La personne elle-même, si elle est encore capable (stade léger)
- L'administrateur de biens s'il est désigné
- À défaut : consensus familial, avec le médecin traitant et le service social de la mutuelle
Éviter les réunions où un enfant absent découvre tout par téléphone. Organiser une vraie discussion, écrire la décision, la partager. La Ligue Alzheimer ASBL (Wallonie) et Alzheimer Liga Vlaanderen proposent un accompagnement.
Visiter sans attendre la crise
La liste d'attente pour une unité protégée peut dépasser 6 à 12 mois dans les bonnes MR de Bruxelles, Louvain-la-Neuve ou Namur. Visiter tôt, s'inscrire sur plusieurs listes, ne pas attendre la crise hospitalière.
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Préparer la transition
L'entrée en MR se prépare : personnalisation de la chambre (photos, un bibelot, le couvre-lit habituel), rythme progressif (repas puis nuit puis séjour complet), présence rassurante mais pas envahissante les premiers jours.
Article complet : Préparer la transition en MR.
Questions fréquentes
Quels signes indiquent qu'il est temps d'envisager la maison de repos ?
Huit signaux : deux chutes en six mois, une errance nocturne non sécurisable, un risque d'incendie ou d'accident domestique, le refus des soins, une perte de poids de plus de 5 % en six mois, l'épuisement de l'aidant, une crise aiguë ingérable à domicile et des hospitalisations répétées. Quand l'aidant dit « je ne dors plus », il est déjà tard.
Placer son proche en maison de repos, est-ce l'abandonner ?
Non. C'est parfois la seule manière de continuer à aimer quelqu'un sans se détruire soi-même, et de lui offrir un environnement adapté qu'on ne peut plus recréer à domicile. La promesse de ne jamais placer a souvent été faite avant la maladie ; une promesse faite dans l'ignorance ne lie pas à l'impossible.
Qui prend la décision d'entrer en maison de repos ?
La personne elle-même si elle en est encore capable, au stade léger. L'administrateur de biens s'il a été désigné. À défaut, un consensus familial construit avec le médecin traitant et le service social de la mutuelle. La Ligue Alzheimer et Alzheimer Liga Vlaanderen proposent un accompagnement de cette décision.
Faut-il s'inscrire sur une liste d'attente avant d'être décidé ?
Oui. La liste d'attente pour une unité protégée peut dépasser 6 à 12 mois dans les bonnes maisons de repos de Bruxelles, Louvain-la-Neuve ou Namur. Visiter tôt et s'inscrire sur plusieurs listes n'engage pas, mais évite de décider dans l'urgence d'une hospitalisation.
Comment préparer l'entrée en maison de repos ?
Personnaliser la chambre avec des photos, un bibelot et le couvre-lit habituel, adopter un rythme progressif (d'abord les repas, puis une nuit, puis le séjour complet), et assurer une présence rassurante sans être envahissante les premiers jours.

