Avant l'entrée : bien préparer
- Visiter plusieurs fois l'établissement, à des horaires différents
- Préparer la chambre avec des objets personnels (photos, couvre-lit, bibelot)
- Choisir les vêtements avec la personne si possible
- Préparer un dossier : ordonnances, allergies, habitudes, biographie (CARPE : Connaître Ainsi mon Résident Par Empathie)
- Annoncer progressivement — éviter la surprise brutale
Le jour de l'arrivée
- Venir à une heure calme (pas l'heure des repas ni du changement d'équipe)
- Rester 1 à 2 heures, pas 8 — le trop-plein de présence prolonge la crise
- Laisser un objet familier dans la chambre
- Faire confiance à l'équipe soignante, ne pas surveiller à la fenêtre
- Repartir en annonçant « je reviens demain »
Le premier mois — souvent le plus difficile
Les premières semaines sont souvent marquées par des appels répétés (« viens me chercher »), des refus, parfois des fugues. C'est normal. Il faut 4 à 8 semaines en moyenne pour que la personne prenne ses repères.
Conseils :
- Visites courtes (30-45 min) mais fréquentes
- Éviter les allers-retours au domicile précoces
- Accepter que l'adaptation prendra du temps
- Écouter les équipes, qui ont vu ces crises des dizaines de fois
Si la crise d'adaptation dure
Au-delà de 2 mois d'agitation majeure, en parler avec le médecin coordinateur : bilan médical (douleur ? infection urinaire ?), ajustement thérapeutique éventuel, approches non médicamenteuses renforcées. Un changement d'établissement n'est qu'exceptionnellement la solution — c'est souvent le deuil intérieur qui ne s'est pas fait.
