Gérer l'agressivité

Cris, gestes brusques, parfois coups : l'agressivité est un des symptômes les plus difficiles pour les aidants. Elle n'est presque jamais dirigée contre vous personnellement. C'est un message : douleur, peur, inconfort, besoin non dit. Décoder et désamorcer, plutôt que médicaliser d'emblée.

Aidante apaisant un proche âgé agité

Pourquoi ce comportement ?

L'agressivité est presque toujours secondaire à autre chose. Causes fréquentes :

Rechercher d'abord la douleur

Toute agressivité nouvelle ou aiguë en Alzheimer doit faire rechercher une cause somatique en premier lieu : infection urinaire, dent, fécalome, otite, plaie cutanée.

Que faire sur le moment ?

  1. Sécuriser physiquement : reculer à 1,5 m, enlever tout objet dangereux, ouvrir une sortie
  2. Ne pas répondre à la colère par la colère : voix basse, gestes lents
  3. Ne pas toucher, ne pas saisir : le contact physique peut être vécu comme une agression
  4. Reconnaître l'émotion : « tu es énervé, je comprends »
  5. Distraire : changer d'espace, proposer de l'eau, mettre une chanson connue
  6. Laisser un temps sans insister — parfois 15 minutes plus tard tout est oublié
  7. Ne jamais argumenter, rationaliser ou rappeler les règles

Prévenir : les leviers de fond

Se protéger soi-même

Un aidant maltraité par un proche Alzheimer n'a rien à se reprocher. Les coups involontaires existent. Ce qu'il faut faire :

La place des médicaments

Les neuroleptiques (halopéridol, rispéridone, quétiapine) restent utilisés mais avec précaution :

Règle : toujours en dernière intention, à la plus petite dose, pour la plus courte durée, en réévaluation régulière. Voir médicaments à éviter.

Besoin d'être écouté ou orienté ?

Un conseiller spécialisé Alzheimer en Belgique peut vous rappeler gratuitement pour faire le point sur votre situation.

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