Que se passe-t-il quand l'aidant craque ?

Récit et analyse du moment où l'aidant arrive au bout. Les ressources pour éviter le drame — et pour rebondir si c'est arrivé.

Que se passe-t-il quand l'aidant craque ?

Le récit d'Agnès, 63 ans

J'ai pris soin de Pierre pendant 5 ans. Un matin, je ne me suis pas levée. Je ne pouvais plus. J'ai appelé ma fille en pleurant, incapable de parler. Elle a pris le premier train. Pierre est entré en maison de repos la semaine suivante. Je n'en voulais pas, je m'étais juré de ne pas le faire. Mais j'étais au bout. Agnès, 63 ans, Louvain-la-Neuve

L'histoire d'Agnès est banale : un épuisement progressif, des signes qu'elle a ignorés, et une rupture brutale. Le placement a été un soulagement, aussi douloureux fut-il. Pierre a trouvé un équilibre dans une unité protégée. Agnès a pu redevenir son épouse — et commencer à se soigner elle-même.

Les signes précurseurs

Les ressources qui existent — avant la rupture

Rebondir après la rupture

Si la rupture est arrivée, ce n'est pas un échec. C'est un signal. Ce qu'il faut :

  1. Reconnaître qu'on a tenu longtemps, plus que beaucoup
  2. Accepter un accompagnement (médecin, psy, groupe)
  3. Ne pas se juger sur la décision de placer
  4. Reconstruire des moments avec la personne aimée, sans la charge des soins
  5. Prendre soin de soi, enfin

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