Alzheimer et conduite automobile : quand faut-il arrêter ?

Un sujet difficile. Repères concrets, cadre légal belge, comment aborder la question avec son proche.

Alzheimer et conduite automobile : quand faut-il arrêter ?

Pourquoi Alzheimer et conduite ne font plus bon ménage

La conduite mobilise mémoire, attention, rapidité de réaction, jugement — autant de fonctions précocement touchées par la maladie. Dès le stade modéré, le risque d'accident est significativement augmenté. Mais ce n'est pas linéaire : certains patients au stade léger conduisent encore très bien.

Cadre légal en Belgique

Selon l'arrêté royal du 23 mars 1998 (et ses mises à jour), toute personne dont les capacités de conduite sont affectées par un problème médical doit en informer son médecin, et éventuellement le service CARA (Centre d'Aptitude à la conduite). Le CARA évalue l'aptitude à la conduite et peut proposer une restriction (conduite en zone limitée, par exemple) ou un retrait.

Adresse : VIAS Institute — CARA (sur rendez-vous). Un test de 2 heures comprenant entretien, tests cognitifs et session en simulateur.

Comment aborder la question

Les étapes

  1. En parler tôt, au moment du diagnostic si possible
  2. Proposer une évaluation CARA comme « un bilan utile »
  3. Faire parler le médecin traitant (voix neutre et autoritaire)
  4. Proposer de conduire ensemble pour observer objectivement
  5. Si arrêt : donner l'impression d'une pause (« pour quelques mois ») plutôt qu'un retrait définitif brutal

Garder la mobilité autrement

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Un conseiller spécialisé Alzheimer en Belgique peut vous rappeler gratuitement pour faire le point sur votre situation.

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