Comprendre le refus
Le refus de soins est rarement une opposition « consciente » au soin. C'est souvent :
- Une incompréhension de la situation (la personne ne comprend plus à quoi sert la pilule)
- Une peur (l'eau, le miroir, le geste perçu comme agression)
- Une réminiscence (« maman disait qu'il ne fallait pas parler aux étrangers »)
- Une douleur non verbalisée
- Une surstimulation
- Un besoin non satisfait préalable (soif, envie d'uriner)
Ce qui aggrave
- Expliquer rationnellement (« il faut te laver sinon tu vas sentir »)
- Insister immédiatement
- Cris, irritation
- Contention physique
- Mettre un médicament de force dans la nourriture sans accord de l'intéressé(e)
Ce qui marche mieux
- Attendre 30 minutes et recommencer
- Changer de personne (un autre aidant, parfois, obtient gain de cause)
- Chanter ou mettre de la musique
- Transformer en jeu, en rituel (« on va faire comme au spa »)
- Accepter de reporter (sauf pour certains médicaments vitaux)
- Approche à voix basse, gestes lents
Les limites éthiques
Certains soins sont parfois non négociables : médicaments pour Parkinson, insuline, antibiotiques d'une infection. En cas de refus répété, en parler au médecin : parfois, une forme différente (sirop, patch, dissimulation dans la nourriture avec accord tutélaire) est possible. Jamais de force brute.
