La dénutrition, problème silencieux
40 % des personnes Alzheimer sont dénutries ou à risque. Conséquences : fonte musculaire, chutes, infections, aggravation cognitive. Une simple perte de 5 % du poids en un mois signe une dénutrition.
Repérer tôt
- Pesée mensuelle (à heure fixe, mêmes vêtements)
- Ajustement des vêtements qui flottent
- Baisse d'énergie, augmentation des chutes
- Assiette laissée aux trois quarts
- Albumine < 35 g/l sur une prise de sang = alerte
Enrichir sans augmenter le volume
- Ajouter crème, beurre, fromage fondu dans les plats
- Ajouter du lait en poudre dans les purées
- Huile d'olive dans les soupes
- Collations régulières (fromage blanc + miel, pain + beurre + jambon)
- Compléments nutritionnels oraux (Fortimel®, Resource®, prescrits par médecin)
- Fractionner en 5-6 petits repas
Face au refus
- Ne jamais forcer
- Proposer 1 heure plus tard, ou autre plat
- Servir d'abord le dessert si c'est ce qui passe le mieux (aliments sucrés souvent mieux acceptés)
- Vérifier la bouche (douleur dentaire, mycose, prothèses adaptées)
- Si répété : bilan médical + logopède pour dysphagie
